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A KONFESS

1er volet de CULTE :S:

La muse dicte, et à certaines occasions,

elle souffle.  

Jeux et théorie du Duende - Federico Garcia Lorca 

A KONFESS, premier volet du quadriptyque Culte :s : est une performance de la musicienne Claire Bergerault, proposant un projet qui se décline en 2 temps : soli pour une personne (KONFESS IN) puis concert en jauge habituelle (KONFESS OUT).

CLAIRE BERGERAULT : voix 

CHRISTOPHE MACÉ : scénographie

KONFESS IN : SOLO POUR UNE PERSONNE

DURÉE PAR PERSONNE : 4 minutes environ.

Dès le début, le décor est planté : une grande boite noire, sculpture créée par le plasticien Christophe Macé, figure un confessionnal.

Deux espaces distincts en face à face, avec au centre une fenêtre et des sons. Des lumières aussi. On entre, et rien ne sortira de cet écrin. Le secret de la confession sera bien gardé.

C’est une histoire de Culte:s:. En quatre épisodes. A Konfess est le premier volet de ce projet. Sous le velours de ce confessionnal-instrument, construit pour ces concerts, s'enchaînent intimités boisées et prêches miniatures. A Konfess, c’est une série de mini-solo sensoriels très courts et propres à chaque spectateur confessé. De quoi allumer cette petite part de mystère que vous seul sauriez garder au secret.

 

 

KONFESS OUT : LA GRAND MESSE

DURÉE DU CONCERT : 35 minutes environ.

Finis les Ave Pater, place à la révélation collective. Cette suite de A Konfess, et de ses solos miniatures, sort du confessionnal et de l’intimité pour une messe de masse. Ces 30 minutes, célébrées à grands renforts de pads électroniques, voix sculpturales et autres ersatz rituels, compilent au grand jour ce qui aura été réservé à quelques-uns au cours des soli .

Ce projet  a été soutenu par :

La DRAC Nouvelle-Aquitaine

CNM (centre national de la musique)

MMC (Maison de la Musique Contemporaine)

L’ OARA (Office Artistique Région Nouvelle-Aquitaine).

Le Théâtre des Quatre Saisons (Gradignan)

Le Confort Moderne

Jazz à Poitiers

A PROPOS DE CULTE :S : Un quadriptyque en 4 soli sur 4 saisons

 

Le thème principal de cette nouvelle création de la musicienne Claire Bergerault sera l’inspiration artistique et la grâce au sens du duende dont Garcia Lorca parle dans son ouvrage Jeu et Théorie du duende. Le duende est un état de transe et d’abandon, une force mystérieuse qui n’appartient pas seulement à l’artiste. Il puise sa puissance dans l’inconscient universel, structure de départ selon lui, de toute création.

« Pour chercher le duende, il n’existe ni carte ni ascèse. On sait seulement qu’il brûle le sang comme une pommade d’éclats de verre, qu’il épuise, qu’il rejette toute la douce géométrie apprise, qu’il brise les styles, qu’il s’appuie sur la douleur humaine qui n’a pas de consolation. » Federico Garcia Lorca, Jeux et Théorie du Duende.

 

Ce projet, en solo et à la voix seule, prendra la forme d’un quadriptyque où le duende sera convoqué dans chacun des 4 tableaux indépendants proposés par la musicienne. Chaque volet sera une évocation de cette inspiration universelle que l’on retrouve dans la spiritualité à travers les continents. La prière est, pour le croyant, un moyen d’entrer en contact avec un au-delà, comme l’inspiration est pour le créateur la voie pour entrer dans l’intime.

Point d’accroche de son inspiration, la musicienne s’intéressera à la psalmodie et aux chants traditionnels emmenant vers un état de transe, pour en comprendre ce qui, à travers la musique de ces chants, de leurs codes et de leurs usages, permet de tendre vers cette élévation. C’est en observant et en s’imprégnant de ces différentes cultures que la musicienne pourra en définir son propre territoire vocal sur laquelle elle composera ces quatre pièces distinctes.

 

L’œuvre plastique : le cadre et l’ailleurs.

 

Chacun des quatre volets sera doté d’un dispositif scénographique particulier. Il aura pour but de donner le cadre et de plonger directement le spectateur dans cet ailleurs recherché. C’est une mise en espace de tous les acteurs de cette performance dans cette présence de corps -celui de l’artiste et celui du spectateur- au sein même du décor créé.

Le choix d’un solo pluridisciplinaire se situe dans la ligne musicale de la compositrice, à savoir une musique qui est proche d’une pensée plastique et une envie de prolonger l’acte musical et de le renforcer par l’œuvre plastique.